Les employés du secteur de l’industrie agroalimentaire sont les plus touchés par le bruit. En effet, à partir de 80 décibels, on considère que l’ouïe des travailleurs est en danger. Heureusement, des normes sont prévues pour limiter l’exposition des salariés aux bruits contraignants sur leur lieu de travail.

Que ce soit à l’aide d’un capotage avec de la mousse d’insonorisation ou des panneaux spécialisés, ou en ayant recours à un isolant phonique tout autre, les professionnels de l’industrie agroalimentaire sont tenus de faire réaliser un traitement acoustique performant au sein de leurs locaux.

Découvrez dans cet article quelles sont les mesures de prévention qui peuvent être mises en place dans le but de réduire efficacement le niveau de bruit global au sein d’une entreprise du secteur de l’industrie agroalimentaire, et quelles sont les normes qui régissent ce domaine d’activité en matière de niveau de bruit.

Quelles conséquences sur la santé des salariés ?

Le bruit est un élément perturbateur. Il contribue à la baisse des performances cognitives et empêche les travailleurs de se concentrer sur leur tâche. L’exposition au bruit alimente donc un niveau de stress et d’irritabilité qui peut entraver le bon fonctionnement d’une entreprise. Outre la fatigue auditive, qui se manifeste par un sifflement d’oreilles ou un bourdonnement temporaire, l’exposition au bruit peut être à l’origine de trouble beaucoup plus graves.

En effet, lorsqu’un employé est immergé dans un environnement bruyant non équipé de traitement acoustique, 8 heures durant, à un niveau sonore avoisinant les 80 décibels ou plus, les risques de surdité sur le long terme sont bien réels. Et lorsqu’elle est atteinte, la surdité est irréversible. Elle est d’ailleurs reconnue comme étant une maladie professionnelle. Par conséquent, si un employé observe une baisse de l’audition, c’est à l’employeur de prendre en charge le salarié.

Quelle sont les obligations de l’employeur ?

Tout chef d’entreprise est dans l’obligation d’assurer à ses salariés des conditions d’exécution optimales sur leur lieu de travail. Il est donc impératif pour eux d’entamer une démarche de prévention visant à réduire le bruit au sein de leur entreprise dans l’industrie agroalimentaire.

Les principales obligations de l’employeur sont d’éviter les risques liés à une trop longue exposition à un niveau sonore excessif, évaluer ces mêmes risques en travaillant en collaboration avec les employés qui y sont confrontés quotidiennement, améliorer les conditions et l’organisation du travail en choisissant des équipements de protection individuelle et collective adaptés à l’activité de ses collaborateurs, et enfin informer l’ensemble du personnel sur les risques encourus ainsi que sur l’usage des équipements mis à leur disposition (qu’il s’agisse de protections individuelles telles que des casques anti-bruit, ou des protections collectives telles qu’un traitement acoustique).

Toutes ces mesures sont mises en place dans le respect des règles de prévention des risques pour la santé et la sécurité des travailleurs exposés au bruit qui sont déterminées par les articles R. 4213-5 à R. 4213-6 et les articles R. 4431-1 à R. 4437-4 du Code du travail.

Dans le cas où un employeur refuserait de réaliser un traitement acoustique dans son entreprise, des sanctions juridiques peuvent être prononcées.

Quels traitement acoustiques pour réduire le bruit ?

Il existe plusieurs solutions pour réduire efficacement le bruit, comme le capotage. Cette technique de traitement acoustique consiste à opposer un obstacle ayant pour but d’atténuer la propagation des ondes, et limiter ainsi la transmission des bruits des machines.

Pour que le traitement acoustique par capotage puisse être le plus efficace possible, on utilise une mousse d’insonorisation, ou encore des panneaux spécialisés.

Pour en savoir plus que les normes d’insonorisation en milieu professionnel, rendez-vous sur le site du Centre d’information sur le Bruit bruit.fr.